Se soigner quand on est pauvre ?

EN FRANCE, COMME AILLEURS, ARRIVER A SE SOIGNER RELEVE DU PARCOURS DU COMBATTANT OU DE L’IMPOSSIBLE , QUAND ON EST PAUVRE.

Se soigner quand on est malade, est pourtant un droit humain. Permettre à quelqu’un de se soigner et le soigner, sont des actes de solidarité humaine.

Tout le monde devrait pouvoir se soigner quand il est malade, qu’il ait peu d’argent ou qu’il n’en n’ait pas, alors que ce n’est le cas dans aucun pays du monde. Il y a même des malades qui dans certains pays, sont virés des hôpitaux parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer leurs soins, et d’autres qui meurent devant la porte des hôpitaux pout les mêmes raisons…
La santé des gens, donc, la vie des gens, devrait être la priorité des
Etats, mais ce n’est pas le cas. Aider, soigner sont pourtant des actes d’humanité et de civilisation.
C’est vrai que business de la santé, et rentabilité, s’accordent peu avec actes d’humanité. Je ne sais même pas si le serment d’Hippocrate est appliqué encore par des médecins ou s’ils connaissent le contenu de ce serment.
Dans la plupart des pays du monde, on demande d’abord de l’argent au malade ou a ses proches, pour le soigner…
En France, on demande la carte vitale de la sécurité sociale, ce qui revient au même, puisque les employés et ouvriers ont cotisé à cet organisme pour avoir droit à des soins, la carte de mutuelle, ou une prise en charge de la sécurité sociale. A défaut, il est astreint à payer à sa sortie d’hôpital la différence non prise en charge par la sécurité sociale, plus un forfait journalier hospitalier, recouvré à défaut, par le Trésor Public. La personne qui n’a pas d’argent ou qui en a peu, arrive tout de même, encore que ce soit un parcours , du combattant, à se soigner un minimum, via des associations humanitaires et des assistantes sociales aux budgets toujours plus réduits, mais ce n’est jamais acquis.
Les coûts de soins de santé sont aussi exorbitants, par rapport à l’efficacité des soins. La prescription d’un bilan de santé, n’est pas non plus la priorité des médecins traitants en matière d’acte médicaux, qui reçoit de 5 à 10 minutes, chaque patient, alors que bien des pathologies liées, nécessiteraient une prise en charge globale des patients. Face aux médecins, et aux services des hôpitaux, on a souvent l’impression de mendier des soins.
Il faut le plus souvent prendre rendez-vous avec son médecin traitant généraliste, plusieurs jours à l’avance. Et pour un rendez-vous avec un spécialiste, il faut prévoir de deux à six mois.
Le temps de crever… Et rares sont les visites aux urgences ( les urgences des hôpitaux publics sont souvent confiées à des organismes privés) dont le personnel fait barrage à l’accès à des soins de santé sérieux, rares sont les passages aux urgences qui debouchent sur une hospitalisation, visite de spécialistes, consultés seulement dans le meilleur des cas pour avis, par le médecin urgentiste de service. La patient qui se rend aux urgences d’un hôpital pour des problèmes cardiaques et d’hypertension élevée, bénéficie en général durant sa prise en charge par ce service, d’un électrocardiogramme et d’une analyse biologique., le minimum syndical. Ensuite, il est renvoyé dans ses foyers avec ses résultats d’examens et une ordonnance comportant la prescription de quelques médicaments suivie de la recommandation de prendre contact avec son cardiologue…
Je ne sais pas si cela se passe comme ça aux urgences de tous les hôpitaux de France, mais pour moi aux urgences modernes d’un grand hôpital de Nice, cela s’est passé ainsi.
On peut arriver à se soigner un peu, mais il faut prévoir un marathon de trois mois…
En 2017 à Nice, j’ai été promené d’un médecin à l’autre. Enfin, bref, on m’a laissé trainer avec une hypertension résistante durant plus d’un an, arguant chaque fois que je devais attendre que les médicaments fassent effet. Or je me suis rendu compte à mes dépends, qu’un médicament qui ne fait pas d’effets dans les trois jours, ne fera pas plus d’effets un mois après, hormis des effets secondaires désagréables…
Enfin, plus d’un an avec des médicaments inefficaces et des pics de tension plusieurs fois par jour, allant jusqu’à 24, 7 , il en résulte que mon organisme est bien endommagé : crises d’arythmie, malgré l’ablation en avril 2017 de veines pulmonaires et la prise de deux médicaments : spirinolactone atizide 25 mg/15 mg le matin, nebivolol 5mg, à midi ; des plaques d’athérome dans les artères ; une sténose carotidienne ; des débuts d’insuffisances respiratoire et rénale.
Je devais prendre aussi le matin, l’anticoagulant xarelto, mais j’ai arrêté il coûte plus de 100 euros pour un mois de traitement, je n’en ai pas les moyens. Je ne prends plus non plus l’atorvastatine pour les plaques d’athérome, l’efficacité des statines étant discutable. Je prends un loxen LP 50 très efficace à chaque montée de tension.
J’ai lu que la bromelaine ( extrait de tiges d’ananas) était un anticoagulant naturel puissant et efficace,pouvant remplacer le xarelto ; mais je ne sais où l’on peut le trouver en France et à quel prix, et à plus forte raison ici au Sénégal. J’achète donc une tisane anticoagulante à l’hôpital traditionnel de keur Massar, près de Dakar, pour me préserver d’une crise cardiaque ou d’un AVC, compte tenu de mes pathologies cardio-vasculaires. Un contact internet, m’a recommandé de manger un tiers d’ananas par jour , en substitut de la bromelaine et la vitamine c en poudre naturelle à haute dose pour dissoudre mes plaques d’athérome. Le problème ici, c’est que c’est assez galère pour trouver des ananas, ce n’est pas un fruit de la région, ni très consommé. J’espère toujours trouver en France ou ici, de la vitamine C en poudre et de la bromelaine.
En matière de santé, Ici, au Sénégal, il y a de très bonnes cliniques privées mais qui peut y être soigné, quand on sait qu’une journée en hôpital public coûte 30000 FCFA (45 euros). Il y a bien sûr, des postes de santé dans presque chaque ville, mais elles soignent les petits maux et maladies avec les moyens du bord.
Les visites chez un médecin généraliste sont d’un coût aussi élevé qu’en France : 20/25 euros la consultation. La prise en charge d’une personne qui se rend par ses propres moyens dans un Centre médical d’urgence, coûte environ 100000 FCFA ( 150 euros) pour des prestations comportant une mise en observation de quelques heures avec un électrocardiogramme et une perfusion. Les médicaments sont dans l’ensemble, aussi cher qu’en France. Donc beaucoup de gens se soignent un minimum ou ont recours à la médecine traditionnelle qui n’est pas gratuite non plus. Et pour ce qui est de se soigner par compléments alimentaires bio, un créneau qui se développe au Sénégal, je suis assez sceptique. Seuls les gens aisés peuvent y accéder, car la moindre boite de 30 gelules coûte 6000 FCFA ( 9 euros) pour des résultats aléatoires.
Les moyens donc de se soigner, quand on est pauvre, son assez limités : il y a les postes de santé, avec des possibilités limitées.
Il y a les plantes, mais encore faut-il trouver un tradipratricien sérieux et compétent.
Il y’a également l’hopital traditionnel de keur massar, près de Dakar, qui n’hospitalise plus, mais qui est dirigé par des personnes compétentes, auprès desquelles ont peut s’approvisionner en remèdes naturels à 1000 FCFA, pour soigner diverses maladies.

Daniel Milan

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Serment_d’Hippocrate

PS) JE SUIS ÉVIDEMMENT PRENEUR DE TOUTE IDÉE, REMÈDES, ET ADRESSES POUR ME SOIGNER AU MEILLEUR COÛT, AVEC LE PLUS D’EFFICACITE POSSIBLE, TANT EN FRANCE QU’AU SENEGAL.

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